Meurtres pour rédemption - Karine Giébel

C'est par mon coup de cœur ultime que je commence ce blog. Meurtres pour rédemption de Karine Giébel est un pavé de 700 pages, pour lesquelles il faut avoir le cœur bien accroché.



Résumé :

Marianne, vingt ans. Les barreaux comme seul horizon. Perpétuité pour cette meurtrière. 
Indomptable, incontrôlable, Marianne se dresse contre la haine, la brutalité et les humiliations quotidiennes.
Aucun espoir de fuir cet enfer, ou seulement en rêves, grâce à la drogue, aux livres, au roulis des trains qui emporte l'esprit au-delà des grilles. Grâce à l'amitié et à la passion qui portent la lumière au cœur des ténèbres. 
Pourtant un jour, une porte s'ouvre. Une chance de liberté. 
Mais le prix à payer est terrifiant pour Marianne qui n'aspire qu'à la rédemption.

Mon avis :

Autant vous dire, ce livre est sans doute celui que j'ai le plus relu. Il me reprend dans ses filets chaque année, et est toujours en évidence dans ma bibliothèque afin que je puisse le retrouver le plus facilement possible. Il passe de main en main et me revient à chaque fois avec le même écho : GÉNIAL !!!! 

Durant tout le livre on oscille entre prendre Marianne en pitié, la prendre en affection, et ne plus pouvoir la voir en peinture. On a envie de lui parler de lui demander de ne pas perdre la tête, de la consoler autant que de la guider. 

Mais Marianne ne fait rien comme on l'entend, elle use de la violence comme d'un rempart à ce monde carcéral effroyablement dépeint. A cette violence, on lui répond par la violence, on soigne le mal par le mal. Durant tout le livre nous sommes indignés du traitement infligé à Marianne, et aux détenus en général. 

On se surprend à la défendre dans les pires de ses méfaits. D'autant plus que Karine Giébel arrive à la perfection à nous faire rentrer dans la typologie psychologique de son, et même de ses personnages. 
Elle réussit avec prouesse à nous faire ressentir, que dis-je, vivre les notions d'isolement et d'enfermement. 
Enfermement physique, enfermement psychique... On ressent tout de Marianne. 

La moitié du livre est donc majoritairement consacrée à son quotidien dans cet univers carcéral. 
C'est lors de la deuxième moitié que les choses vont s’accélérer et que l'histoire prendra une toute autre tournure, mais je ne vous en dis pas plus. 

La fin me laisse chaque fois sans voix, vide, abandonnée à mon tour comme l'a été Marianne. La larme à l’œil se pointe toujours, même après je ne sais combien de relecture de ce livre. 

Après lecture de De force du même auteur, on se rend compte que l'enfermement est ce que Karine Giébel dépeint le mieux ; elle nous emmene dans des univers malsains et vides de tout avec une telle aisance !
La plume de cette auteure est brillante.

Allez-y les yeux fermés, laissez vous transporter, car Karine Giébel a réussi à faire d'un tableau de l'univers carcéral un réel voyage pour son lecteur.

"En face d'elle, sur le mur décrépi, une citation taguée. Par un prisonnier, il y a longtemps. Ou par un maton. Une phrase qu'elle n'oubliera jamais."Nous ne pouvons juger du degré de civilisation d'une nation qu'en visitant ses prisons." Dostoïevski."

Publication Instagram de Meurtres pour rédemption



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